18/03/2008

Surfez solidaires avec Burhale

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Amicalement,

Francine

ChatonEtPoussin01


Merci à Dany http://danymasson.skynetblogs.be/post/5430972/veosearch-c... de nous avoir fait connaître cette opportunité via son blog que je visite toujours avec beaucoup d'intérêt.

10/03/2008

Journée internationale de la femme

A l'occasion de la journée internationale de la femme, je viens dire un petit bonjour à toutes les femmes du monde.

Malheureusement, en ce jour de fête, je viens aussi vous montrer que tout n'est pas encore rose dans notre monde ...

L'article est très parlant aussi je vous le transcris comme reçu des femmes de Burhale.

Merci à vous toutes,

Amicalement à vous tous et à vous toutes,

Francine

« VIOLENCES FAITES AUX FEMMES EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO » Cas spécifique de l’Association Solidarité des Femmes de Burhale « SOFEBU », 1994 – 2003. 

           

L’Association Solidarité des Femmes de Burhale, SOFEBU, en sigles, est une dynamique de plus ou moins 4.000 femmes soutenues par des hommes de bonne volonté ayant pour objectif principal le développement intégral de leurs villages respectifs dans le domaine de l’agriculture, l’élevage, l’eau, l’hygiène et l’assainissement.

L’Association Solidarité des Femmes de Burhale, SOFEBU, en sigles, se trouve à + 55 km de la ville de Bukavu, à l’Ouest, sur l’axe routier Bukavu-Mwenga, Bukavu-Shabunda dans la chefferie de Ngweshe, Territoire de Walungu, Province du Sud-Kivu.

La chefferie de Ngweshe compte 16 groupements, parmi lesquels, le groupement de Burhale rayon d’action de la solidarité de femmes de Burhale.  Le groupement de Burhale compte + 40.000 âmes.

 

En 1994, la République Démocratique du Congo alors Zaïre, a ouvert ses portes par les villes de Bukavu, de Goma et d’Uvira aux Hutu-Rwandais (Civils et militaires en armes) que venaient de chasser leurs compatriotes Tutsi regroupés au sein du FPR (Font Patriotique Rwandais).

 

De tous les Hutus-Rwandais qui sont entrés par la ville de Bukavu, la chefferie de Ngweshe a hébergé trois camps parmi lesquels trois ont été érigés dans les limites du groupement de Burhale (Tshimanga : 19.000 réfugiés civils), Bulonge (Camps FAR Forces Armées Rwandais), Izirangabo 3000 réfugiés civils) et 1 camp dans le groupement de Kaniola.

 

De 1996 (arrivée de l’AFDL de Mzee Laurent Désiré Kabila soutenue par une cohorte des militaires Tutsi-rwandais) à 2003, l’Est de la R.D.Congo et plus particulièrement le groupement de Burhale, a été fortement secoué par des guerres à répétition avec comme graves conséquences le vol, les viols, les déplacements des peuples, les pillages, les destructions méchantes et des assassinats.

 

Puisque nous parlons de Burhale, nous voulons montrer dans les lignes qui suivent que notre association, la Solidarité des Femmes de Burhale, « SOFEBU » n’a pas été épargnée de sévices de ces guerres à répétition.  Sans parler de différents pillages de ses biens déjà constitués à l’époque, notre attention va plutôt s’arrêter sur des cas des violences sexuelles faites à certaines de 4.000 femmes, toutes membres de SOFEBU et vivant dans le rayon d’action SOFEBU, en groupement de Burhale.  Nous avons pu les identifier grâce aux rapports journaliers, hebdomadaires et ou circonstanciels de  nos animatrices des cellules ; rapports confirmés à l’issue des échanges que nous organisions avec les victimes en compagnie de la zone de santé rurale de Walungu qui nous a beaucoup assisté en acceptant de nous tenir compagnie dans nos différentes cellules, d’organiser le dépistage volontaire du VIH/SIDA en faveur des victimes des viols et de leur garantir les premiers soins en cas de besoins.  En effet il faut souligner ici que la zone de santé rurale de Walungu est partenaire de SOFEBU qui est membre de son conseil d’Administration.

 

Les cas que nous citons dans les lignes qui suivent s’étendent sur la période allant de 1994 (arrivée des Hutu-rwandais en R.D. Congo) à 2003 (démantèlement de la dernière milice armée : Mudundu 40) :

-         En mai 1995, SOFEBU a enregistré 30 cas de violences sexuelles perpétrées sur ses membres par des Hutu-rwandais dans quatre de nos cellules : NJOVE (12 cas parmi lesquels 4 blessées graves), Cihambe (6 cas), Buha (7 cas) et Nyakakoba (5 cas).  Toutes ces quatre cellules sont très proches de Bulonge qui hébergeait les Ex-FAR.

 

-         En octobre 1996, au cours de leurs ratissages, des militaires Tutsi-rwandais de l’AFDL, de passage dans Burhale, ont violenté 20 femmes, membres de SOFEBU, localisées dans trois cellules : Lukumbo (9 cas), Cikamba (7 cas) et Burhale (4 cas).

 

-         La période allant du mois d’août 1998 (insurrection du RCD) au mois d’avril 2003 (fin des hostilités dans Burhale) a été trop pénible pour des femmes, membres de SOFEBU.  Au cours de cette période, trois camps de militaires étaient érigés dans Burhale en face de deux camps des milices armées (Mudundu 40 d’un côté et les FAC du général Padiri de l’autre côté).  Toutes ces factions armées se faisaient la guerre presque tous les deux jours et après s’en suivaient vols, viols, pillages et tueries contre les paisibles citoyens.  C’est pendant cette période même que SOFEBU a enregistré plus de cas de viols de ses membres : 280 cas de viols des femmes et jeunes filles membres de SOFEBU identifiés dans 10 cellules :

 

-         Cellule Burhale : 40 cas parmi lesquels 30 mamans et 10 jeunes filles.  Les viols ont eu lieu dans les foyers des victimes mêmes.

 

-         Cellule Mwegerera : 20 cas parmi lesquels 15 mamans et 5 jeunes filles dans leurs maisons d’habitation.

 

-         Cellule Murhaza : 36 cas parmi lesquels 32 mamans et 4 jeunes filles.                        Ces incidents de Mwegerera ont eu lieu dans les champs et dans leurs maisons d’habitation.

 

-         Cellule Lukumbo : 43 cas parmi lesquels 37 mamans et 6 jeunes filles.  Les filles ont été violées par des miliciens de retour de l’école.

 

-         Cellule Luhoko : 50 cas parmi lesquels 48 mamans et 2 jeunes filles.  Ces incidents ont eu lieu après affrontements pendant que les victime se cachaient dans leurs maisons d’habitation.

 

-         Cellule Cikamba : 25 cas toutes des jeunes mamans violées après affrontements armés et en pleine journée dans leurs maisons d’habitation.

 

-         Cellule Njove : 50 cas parmi lesquels 10 femmes ont d’abord été amenées en forêt pendant plus d’un mois et dans la suite rachetées par les leurs assistés de SOFEBU et du BTGRH moyennant une somme de 1.000 $ US (100 $ par femme).

 

-         Cellule Cihambe : 5 cas : toutes des jeunes mariées.

 

-         Cellule Nyakakoba : 10 cas parmi lesquels une jeune mariée violée le jour même de sa bénédiction nuptiale.

 

-         Cellule Buha : 1 cas : une vieille maman de + 60 ans.

 

Au total, de 1995 à 2003, SOFEBU a enregistré 330 cas de viols de ses membres soit par des hutu-rwandais, soit par des militaires congolais, soit par des tutsi-rwandais, soit par des miliciens.

 

Plusieurs autres cas restent encore ignorés, soit parce que les victimes ont peur de se dévoiler, crainte de se voir refusées par leurs maris pour les femmes mariées, ou de ne plus avoir un fiancé pour les jeunes filles.  Au regard de ces violences, nous avons observé quelques conséquences négatives :

 

-         Les jeunes filles victimes de ces viols ont désormais fui leurs villages pour la ville où elles vivent chez leurs frères.

-         50 cas de ces 330 identifiées sont désormais séropositives et vivent physiquement séparées de leurs maris.

-         20 cas (soient 20 femmes) ont vu leurs ménages disloqués.  Les maris refusant de vivre avec des femmes violées. 

-         Traumatismes et psychose constatés chez la plupart de toutes ces victimes.

-         Frustration observée dans les familles des victimes, surtout chez les enfants qui ont forcément assisté à ces scènes obscènes de viols de leurs mères, dans leurs maisons d’habitation !

 

Face à ces situations, SOFEBU et le BTGRH, soutenus activement par la zone de santé rurale de Walungu, ont organisé une vaste campagne de sensibilisation, de moralisation et de compassion dans les familles des victimes, en vue d’une véritable réinsertion sociale.  Profitant de la réalisation du projet « Eau potable pour action de santé préventive : captage et aménagement de 24 sources d’eau souterraine 2004 – 2005 » et du projet secours 12 sources 2007, dans lesquels maris, pères des victimes, elles-mêmes ont été activement appliqués, nous avons pu réinsérer 240 ménages qui vivent aujourd’hui en harmonie.

 

Nous continuons notre sensibilisation auprès de ces 20 autres maris qui, aujourd’hui, ne sont pas encore convaincus qu’ils pourront continuer à vivre avec leurs femmes violées et qui, heureusement, ne sont pas infectées.  Nous fondons l’espoir que si nous obtenions un autre financement, pour continuer à capter et à aménager d’autres sources d’eau souterraine, nous parviendrions à unir ces 20 foyers et à encadrer davantage toutes les autres victimes, comme par le passé.

 

En effet, grâce à notre projet « Eau, hygiène et assainissement », victimes des viols (femmes, maris et enfants des victimes) comprennent progressivement que ces incidents ne dépendent pas de leur propre volonté et ne doivent donc pas les séparer, d’autant plus que les hommes qui devaient protéger et défendre leurs épouses ont assisté impuissants à cette barbarie.

 

Excepté SOS Layettes S & D qui nous a obtenu le financement pour capter et aménager des sources d’eau souterraine, activités qui nous ont permis d’encadrer, de sensibiliser et de réinsérer socialement nos membres victimes des violences sexuelles,

Hormis la zone de santé rurale de Walungu qui nous a assistés pendant ces dures épreuves, nous accompagnant à travers toutes nos cellules et acceptant de dépister volontairement le VIH/SIDA en faveur des victimes et leur garantissant les premiers soins ;

Hormis le BDOM (Bureau Diocésain des Oeuvres Médicales de Mlle Maria MASSON, un sujet belge) qui, à travers son CODILUSI (Comité Diocésain de Lutte contre le Sida) a accompagné quelques unes de nos 50 femmes séropositives pendant deux ans, en leur donnant des ARV ;

SOFEBU n’a bénéficié d’aucune autre aide.  Tous nos regards sont donc tournés vers des personnes de bonne volonté, parce qu’il suffira de nous obtenir du financement, pour relancer nos activités sur le terrain et nous mettrons fin à cette psychose !

 

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

 

Recevez, chère Francine, nos meilleures amitiés et toute notre sympathie.

  Pour SOFEBU, 

Mme Marine M’MPUGA, Coordinatrice en fonction

 

Monsieur Vincent de Paul MUDEKEREZA, Responsable Administratif et Financier

  Pour le BTGRH, 

Dr le BON BARHWAMIRE, Président du conseil d’Administration

 

Pascal NTABIRUBA, Chargé de Projets